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Aujourd’hui, on va se prendre le chou! Qu’il soit blanc, rouge, vert, européen, indien, Chinois ou Japonais, ce légume de toutes formes, couleurs, textures et goût est omniprésent à travers le monde. Il paraît même que le chou est le deuxième légume cultivé sur la planète derrière la tomate!

Mais intéressons-nous au plus mal-aimé d’entre eux… le CHOU DE BRUXELLES. Eh oui, alors que le chou Kale régale les stars Hollywoodiennes et les bobos en tous genres, son cousin Bruxellois est souvent synonyme de tambouille ou d’heures passées devant son assiette froide….

Mais si on prend la peine de s’intéresser à ce chou miniature, on découvre alors une belle histoire. De plus, avec quelques astuces pour bien l’apprêter, c’est un succulent légume…

La Petite Histoire du Chou de Bruxelles

Tout commence à..Bruxelles, plus précisément à St-Gilles une petite commune de Bruxelles.
Au XIVe siècle, cette commune se trouvait à l’extérieure de l’enceinte la ville. La culture maraîchère y battait son plein, on asséchait même les terres arables pour les transformer en surface de culture. Mais les maraîchers avaient de la peine à faire face à la demande tant la ville de Bruxelles se développait à grande vitesse. 

Aussi vers 1650, ces inventifs Saint-Gillois créèrent un nouvel hybride de chou qui se cultivait verticalement et occupait donc moins d’espace. À la suite de sélections, ils obtinrent ce mini-chou dont la culture très rentable se répandit rapidement en Europe leur valant le surnom de « Kuulkappers » (coupeurs de choux).

 D’ailleurs aujourd’hui encore, il existe à Saint-Gilles la Confrérie de l’Ordre des Kuulkappers !

 

Vraiment indigeste le chou de Bruxelles?

Apparemment ce n’est pas un mythe, le chou de Bruxelles est un aliment peu digeste, qui peut provoquer ballonnements et flatulences dûs à sa haute teneur en glucosinolate et en phénylthiocarbamide (!?)…

Le fameux concours du film « la soupe aux choux »

Mais quoi qu’il en soit, c’est le légume vert d’hiver par excellence!

Pour le cuisiner…

Tout d’abord, je vous conseille de privilégier les petits choux de Bruxelles plus jeunes donc plus délicats et plus sucrés.
Les gros spécimens sont plus amers. On peut alors les effeuiller et blanchir rapidement leurs feuilles pour en faire une salade. Avec une vinaigrette bien relevée à d’huile de noix ou noisettes, c’est délicieux. (Par ici la recette!)

 

Quant à nos petits choux, il faut retirer les feuilles extérieures, couper le trognon et l’inciser légèrement afin de faciliter la cuisson. Puis les rincer à l’eau froide.

On peut alors les plonger dans beaucoup d’eau bouillante. Attention à la cuisson, le cœur du chou doit rester légèrement croquant!

Ce n’est donc pas très compliqué, mais cela reste un légume assez rustique qui s’accommode bien de petits lardons, d’oignons grelots ou de châtaignes.
C’est aussi une belle alternative au chou rouge avec le gibier et les viandes en sauce.

Et il ne nous reste que quelques semaines pour en profiter, dépêchons-nous avant l’arrivée des asperges!

 

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