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Me voilà de retour après une petite pause dans la rédaction de ce blog! Aujourd’hui, je vais vous parler d’une petite baie que j’apprécie particulièrement… »l’épine-vinette »

Et qu’est-ce que l’épine-vinette me direz-vous?
C’est le fruit du vinettier, un arbuste épineux aux origines Orientales.
Cette petite baie rouge est d’ailleurs à la base de plats typiques en Ouzbékistan et surtout en Iran où le zereshk polo, un plat de riz aux épines-vinettes, est très répandu. Les Iraniens l’utilisent aussi dans de nombreux plats traditionnels à base de riz, de poisson, de volaille ou d’oeufs.

La Petite Histoire…

Son nom scientifique « Berberis Vulgaris » vient de l’arabe et serait dû à la forme de coquilles de ses pétales. On l’appelle aussi berbéride, oseille des bois, myrtille sauvage d’Iran, berberis ou encore barberies.
Et c’est à la saveur acidulée de ses baies que l’on doit son nom de vinette. ( Vinette étant un des noms communs de l’oseille)

Depuis la nuit des temps, l’humanité consomme ces petites baies pour leurs vertus thérapeutiques. Dans l’Égypte ancienne, on les associait au fenouil pour faire baisser la fièvre, les peuples de l’Himalaya l’utilisent pour réaliser des décoctions purifiantes. On trouve d’ailleurs des traces écrites de ses bienfaits jusqu’à la Grèce antique!

Mais en Europe, l’arbuste a failli être éradiqué au 19ème siècle lorsque l’on s’est aperçu qu’il transmettait aux plantes céréalières (blé, avoine, orge,etc…) un champignon appelé la rouille noire (puccinia graminis).

Pourtant ses propriétés sont multiples. Outre l’aspect culinaire (on y vient…) et thérapeutique de l’arbuste, son bois, fin, dur et de couleur jaune est très demandés en marqueterie et en teinturerie.

En cuisine…

Tout d’abord, une petite mise en garde, il est conseillé d’éviter de consommer les baies du vinettier avant qu’elles soient arrivées à maturité, elles peuvent être légèrement toxiques…
Mais à part ça cette petite baie aigre-douce fait des merveilles tant en cuisine qu’en pâtisserie. Si vous avez la chance d’en trouver des fraîches, vous pourrez en faire de la confiture, de la gelée ou encore du sirop.
Séchées elles relèveront vos desserts au chocolat comme vos cakes, muffins ou biscuits.
En cuisine, laissez libre cours à votre imagination! Poissons, coquillages, viandes blanches, volaille, riz, légumes, la palette est des plus larges…
Actuellement je l’utilise avec des coquilles Saint-Jacques accompagnées de yogourt parfumé à la fleur de Jasmin!
Pour les utiliser au mieux, il est préférable de réhydrater les baies avant de les ajouter à votre préparation. Il suffit juste de les faire étuver avec un peu d’eau et une noisette de beurre.

Ses vertus thérapeutiques…

Elles sont tellement nombreuses que cette baie doit être magique… et autant vous le dire tout de suite: je n’ai pas testé cet aspect-là de la plante!

Mais ont dit qu’elle est particulièrement efficace contre la fièvre. Diurétique, elle serait idéale pour lutter contre les troubles rénaux. Mais aussi stimulante pour la digestion, pour le foie, pour lutter contre la fatigue passagère et l’hypertension.

Par contre il est déconseillé d’en consommer pendant la grossesse et l’allaitement.
Quoique cette baie soit une excellente source de vitamines.
On pourra aussi tester une 
infusion digestive très répandue en mélangeant quelques baies d’épine-vinette, une pincée de graines d’anis vert et une ou deux étoiles de badiane.

Une dernière petite astuce: pour en trouver en Suisse, je vous conseille de la commander à Payerne chez Patrick Rosset, le pape des épices en Suisse Romande. Allez faire un tour sur le site internet www.poivre.ch vous allez dénicher de petites merveilles!

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